Avec Demain Aussi ! vous avancez pas à pas dans votre démarche avec nos partenaires experts, quels que soient vos enjeux RSE
Partout dans le monde, les usages numériques gagnent du terrain. Dans votre entreprise aussi.
L’accroissement du nombre d’équipements, des usages, du nombre d’utilisateurs est devenu systémique. Les conséquences sont environnementales mais aussi sociales.
Peu enclins à faire avec moins ? Comment, a minima, faire mieux ? C’est l’intention, modeste, mais affirmée, de ce focus Numérique Responsable !
Tour d’horizon de quelques piliers de la responsabilité numérique des entreprises :
- l’éthique avec la protection des données personnelles : collecte des données limitées à celles nécessaires à l’entreprise, traitement, conservation et respect des droits attachés aux données dans le cadre du RGPD*…
- la relation clients inclusive avec l’accessibilité numérique pour tous les publics, y compris ceux en situation de handicap. Rappelons que nous parlons ici d’une personne sur 5. Un site web accessible, c’est opportunité de démontrer la place de l’inclusion dans votre entreprise et sa démarche responsable. C’est aussi une bonne pratique pour ne pas vous couper d’une partie de votre audience… et de futurs clients.
- L’environnement, avec la contribution du numérique à l’épuisement des ressources en minéraux et métaux, à la consommation d’eau et bien sûr au réchauffement climatique pour ne citer quelques-uns des impacts environnementaux du numérique.
Le numérique est tout sauf immatériel : son empreinte carbone est loin d’être anecdotique et surtout, elle est en forte croissance. Si le numérique était un pays, il émettrait autant de GES** que 5,5 fois la France. Pour rester sous +1,5 °C *** il nous faut rester dans un budget GES raisonnable ; aujourd’hui, un internaute consacre déjà 40 % de ce budget au numérique.
Quelles pratiques de responsabilité numérique en entreprise ?
En termes de pratiques, pour les entreprises, la responsabilité en matière numérique prend des formes variées. L’usage responsable de l’IA, tout comme le recyclage ou le don de matériels informatiques sont des pratiques accessibles à toutes les entreprises. L’éco-conception de services numériques est une approche plus spécifique, au cœur de l’activité de certaines organisations, les ESN par exemple.
Pour autant, même sans un cœur de métier numérique, il est possible d’arbitrer en faveur de solutions éco-conçues. Focus dans cet article sur une pratique qui concerne la majorité des entreprises : l’éco-conception de votre site Internet.
Pour diverses raisons, celui de Demain Aussi ! que vous parcourez actuellement, est né en 2024, bien après le début de mes accompagnements RSE pour les PME et les ETI.
Réduire l’empreinte environnementale de mes clients est un objectif. Ne pas générer une empreinte numérique était important pour moi, une question de cohérence. Un site éco-conçu était donc un choix, un impératif.
C’est la rencontre avec Patricia Best qui m’a convaincue de sauter le pas. Pour vous, un site Internet est une porte d’entrée précieuse pour trouver l’accompagnement RSE qui vous ressemble. Pour moi, mon site Internet est devenu une vitrine de mon approche. Son éco-conception est un exemple de sa mise en œuvre. Je remercie Patricia pour sa conception… responsable. Je lui laisse à présent la parole.

Pourquoi intégrer le numérique responsable à sa démarche RSE ? Quels bénéfices à s’en saisir ?
Parce que le numérique est aujourd’hui partout, pour ne pas dire au centre de tout : notre communication, notre organisation, nos échanges. Et il a un impact bien réel sur nos émissions de gaz à effet de serre, que beaucoup ignorent encore.
Il représente actuellement 2,5% de l’empreinte carbone de la France. Un chiffre qui devrait exploser à 6,7% en 2040 (+60%).
Au-delà des chiffres et de l’aspect technique, intégrer le numérique responsable dans une démarche RSE, c’est aussi une façon d’être cohérent, de mettre du sens dans ce qu’on fait. Moins de gaspillage, plus de cohérence, plus d’humain derrière les écrans.
Sur quels axes progresser quand on est une PME ou une ETI ?
Le mieux c’est, comme bien souvent, d’avancer pas à pas, dans une dynamique positive. Chaque étape devient ainsi un réflexe, une évidence pour tout le monde. Commencer par alléger son site Internet, ranger ses dossiers partagés, éviter les doublons, faire un peu de tri dans ses outils, repenser l’usage de ses mails, sensibiliser ses équipes au numérique durable.
Ce sont des petits gestes mais, cumulés, ils font une vraie différence. Et ils participent pleinement à une stratégie RSE globale.
Comment les accompagnes-tu ?
Concrètement, je les accompagne dans leur transition numérique responsable à travers trois axes : la création ou refonte de sites éco-responsables, la sensibilisation et la création de contenus qui leur ressemblent.
Je pense pouvoir dire que le fil rouge de ma démarche repose sur l’écoute, la souplesse et la disponibilité.
Chaque entreprise a sa réalité, ses envies, ses contraintes. Ce qui m’importe le plus, c’est qu’elle s’identifie pleinement à notre travail commun.
S’engager dans une démarche éco-responsable, c’est tout sauf austère, inesthétique et sans saveur !
Un conseil à donner pour démarrer ?
Surtout ne vous culpabilisez pas, la perfection n’existe pas. Ne cherchez pas à être exemplaires (ou tout du moins pas tout de suite) sinon, vous allez vous décourager ou décourager vos équipes. Le plus important, c’est d’ouvrir le sujet !
Choisissez une première action. Refondre votre site, par exemple, faire un audit de vos outils ou tout simplement en parler à votre équipe.
Une initiative à organiser : le Digital Clean Up Day. Cet évènement mondial a lieu en mars chaque année. Il a vocation à sensibiliser à l’empreinte environnementale du numérique par l’action.
Pourquoi as-tu eu envie d’accompagner les entreprises sur ce champ de la RSE ?
J’étais pendant près de 30 ans journaliste dans l’audiovisuel. Quand j’ai quitté ma première « vie » , j’avais besoin de redonner du sens, comme on dit, à ma carrière. Cela semble un poncif, mais dans un monde où l’on a parfois le sentiment que plus grand chose ne tourne rond, je considère que c’est au contraire essentiel.
L’impact de la pollution numérique est énorme. Il va inévitablement s’affoler avec le développement vertigineux de l’intelligence artificielle et pourtant il reste encore trop méconnu.
Mais rien n’est perdu d’avance pour autant ! Je suis une adepte de la théorie du colibri. Je suis convaincue que si chacun apporte sa contribution, nous réussirons à faire bouger les lignes. Et les entreprises sont en première ligne pour cela.
Avoir un site internet, c’est une responsabilité. On doit, aujourd’hui être capable de maîtriser au maximum son impact numérique.
Comment as-tu développé ton expertise de la thématique du numérique responsable ?
Quand je me suis formée à la création de sites internet, il n’a absolument pas été question d’éco-conception, ni même d’impact sur l’environnement. Dans le cadre de ma reconversion, je venais de terminer un MBA en communication RSE-développement durable : je connaissais donc la problématique de la pollution numérique.
J’ai alors décidé de me former par moi-même. J’ai beaucoup lu, échangé avec des acteurs engagés et surtout expérimenté, testé. Avec quelques sueurs froides, je le reconnais ! Chercher à alléger des sites en permanence, en utilisant un minimum d’extensions et en optimisant les performances au maximum, cela oblige à repousser sans cesse ses limites.
Chaque projet renforce mon expertise. Le numérique responsable, c’est un apprentissage permanent.
Envie d’en savoir davantage sur le numérique responsable et les partenaires de Demain Aussi ? Dites-le moi !
* Obtenir notre synthèse La minute RSE – RGPD. La minute RSE est un format « focus sujet ». A la fois 360° et synthétique, il a été créé pour nos clients, afin de faciliter leur passage à l’action.
** GES = Gaz à Effet de Serre, présents dans l’atmosphère. L’augmentation de la concentration de ces gaz se traduit par le changement climatique et notamment une hausse des témpératures. Vous voulez en savoir plus ? Organisons un atelier La Fresque du Climat dans votre entreprise.
*** Objectifs : 1/ maintenir l’augmentation de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2°C au-dessus des niveaux préindustriels. 2/ Poursuivre les efforts pour limiter l’augmentation de la température à 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels. (Accords de Paris)